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Audencia invitée à l'université d'été du MEDEF
 

Miruna Radu-Lefebvre, titulaire de la chaire Entrepreneuriat Familial et Société, a accepté en avril l’invitation de Pierre Gattaz, alors Président du MEDEF pour intervenir en tant qu’expert à la table-ronde « Capital familial vs capital apatride ».

La table-ronde s’est intéressée au rapport de la France avec la notion de capital et de profit, et notamment à la défiance vis-à-vis du libéralisme et de ce qu’on appelle communément le capital « apatride ». 45% du capital des entreprises tricolores sont entre les mains d’investisseurs étrangers. Face à la montée en puissance du capitalisme financier, il existe une autre forme de capitalisme, celui des grandes dynasties entrepreneuriales françaises, qui semble mieux résister en temps de crise.

 

Le terme même de libéralisme a été inventé en France au XIXe, par Benjamin Constant, l’un des pères fondateurs du libéralisme, suivi par Alexis de Tocqueville, dont les réflexions et les écrits ont posé les bases de notre compréhension actuelle de la démocratie. Le propre du libéralisme est la mise en avant des notions de liberté, de marché et de propriété. L’initiative individuelle et l’entrepreneuriat se trouvent donc au cœur du libéralisme et du capitalisme.

 

Historiquement, suite à la révolution industrielle anglaise du XVIIIe siècle, la naissance du capitalisme a été marquée à la fois par les idées libérales et par le développement de l’industrie. A ce premier capitalisme industriel a succédé une phase appelé capitalisme familial, challengé depuis les années 1970 par un troisième capitalisme, celui financier. Aujourd’hui, de nombreux débats mettent ces deux derniers capitalismes en tension, notamment suite à la récente crise financière. Le capitalisme familial serait-il une solution face aux difficultés économiques d’aujourd’hui ?

 

En France, il y a encore beaucoup d’idées préconçues sur les entreprises familiales, perçues comme moins innovantes que les entreprises non-familiales et moins dynamiques, ce qui ne correspond absolument pas à la réalité. Certes, on leur reconnait un rôle positif en matière de diffusion de valeurs humanistes et d’un management de proximité, sensible aux enjeux des salariés et aux besoins de leur territoire d’implantation. Il est donc nécessaire d’en changer leur perception, car même si ces entreprises sont souvent plus discrètes et moins connues, elles innovent au jour le jour et elles sont le moteur économique français (près de 80%des entreprises sont familiales).

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